Voyages

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dimanche 2 septembre 2007

vacances en Italie : l'intégrale

c'est dans les photos ...

dimanche 5 août 2007

vacances en Italie : Lac de Garde

vacances en Italie : Verona

La ville de Roméo et Juliette.



mercredi 20 juillet 2005

Last Days

Nous sommes rentrés dimanche matin sans problèmes majeurs. D'abord le Nairobi-Londres par British Airways à 22h45 (heure locale) puis le Londres-Paris CDG à 6h20 du matin. Beaucoup de contrôles à Nairobi, au moins 4, plus une fouille approfondie des bagages à main... Je ne peux pas vraiment dire que j'ai peur en avion. J'ai toujours quelques suées au décollage et à l'atterrissage mais c'est tout. Sinon,je prends toujours les précautions d'usage comme prendre 1 demi lexo et mettre un patch anti nicotinique. Même avec cela, des fois, c'est dur de ne pas stresser au point de m'imaginer devenir un dangereux psychopathe (le double effet american psycho). Les gosses qui chialent par exemple sont mes cibles favorites...

Bref avec une vingtaine de films à disposition, un peu de musique et d'alcool et en général, j'arrive à passer le temps. Bon an, mal an. J'ai regardé "the pacifier" avec Vin Diesel ! Et à l'aller, j'avais vu Bridget Jones 2 qui m'avait fait pouffer comme une dinde.

On était rentré de Zanzibar Vendredi dans la soirée direction Nairobi où nous étions descendus dans un hôtel plus modeste (50 USD la nuit). Toujours en centre ville. Dans cet hôtel, il y avait un bar immense avec pas mal de femmes seules qui ne demandent qu'une chose : ne plus l'être. Evidemment, tout de suite on nous a fait du gringue. Et bien c'est pire que les vendeurs de rue ces choses là ! Ca s'accroche comme des morbacs ! On n'a définitivement pas pu rester alors nous sommes remontés dans la chambre regarder des clips à la téloche et baiser aussi sûrement.

Le lendemain matin, nous sommes allés nous promener, acheter des kleenex, vu la crève qu'on s'est choppé dans l'aéroport de zanzibar, ensuite on a déjeuné dans notre cantine favorite d'une quiche-salade café. L'après-midi on a "loué" les services d'un taxi pour qu'il nous promène hors de la ville. Nous avons ainsi visité la demeure de Karen Blixen à 15 km de Nairobi. Le truc à voir, vraiment. Pour ceux qui ont lu le livre et/ou vu le film (out of africa), visiter cette demeure procure vraiment une réelle et saine émotion. Ensuite le taxi nous emmena au "village market" un shopping center pour expat, tout découvert tel qu'on peut en voir à Miami par exemple. C'est dingue comme les coins sont chouettes quand on quitte le centre. Ca fait tout de suite "riches yvelines". On décide -enfin- d'acheter ce genre de miroir qui nous faisait kiffer grave à Nairobi, c'est à dire encadré par des pièces de cuir et décoré par des perles et des coquillages. Le taxi vers 18h30 nous attendait. Il nous ramena à l'hôtel et nous accompagna jusqu'à l'aéroport.

voilà c'était mes dernières vacances en Afrique et mes dernières vacances avec Olivier avant longtemps.

lundi 11 juillet 2005

Stonetown

Dernière nuit a Paje. Demain, on sera a Stonetown ou Zanzibar la ville ou Downtown. 4 jours, 3 nuits. On a déjà fait les repérages. L'hôtel sera en plein centre a côté d'une boite qui s'appelle le Garage et en face du luxueux Tembo hôtel. L'endroit est neuf et les chambres cosys. Un peu comme celle qu'on a à Paje, avec 2 beaux lits en bois surélevés avec une jolie moustiquaire autour qui donne vraiment l'impression d'être une princesse quand on dort dedans. Ici, le tourisme de masse n'est pas encore arrivé. Finalement c'est rassurant. Les gens adoptent la coolitude des gens d'ici. C'est assez bobo finalement et assez friqué mais pas de facon ostensible. ostentatoire ?.Il manque juste la bonne bande de potes pour bien se marrer. A deux, on se fait vite chier, d'autant plus que je n'ai aucune envie d'aller murmurer kekchose a l'oreille des dauphins ou d'aller faire de la plongée ou whatever... Aujourd'hui, on est allé faire un tour dans un village plus au sud du nom de Jambiani. Pas grand chose a faire non plus sinon se laisser happer par un type qui veut absolument qu'on bouffe dans son restaurant. On rentre dans sa cabane, il nous sert des bières (safari en bouteille de 1/2 litre) et on attend deux heures un poisson grillé qui s'avèrera sinon moyen au moins mangeable. Inutile de s'apesantir sur le fait que je n'étais pas trop partant pour attendre 1/2 heure supplémentaire pour un dessert. Nous sommes partis vers 14h00 sous un soleil de plomb avec l'idée d'avoir fait la BA quotidienne. Sur le chemin, le plus remarquable, c'est les gosses, marrants comme tout, innocents, on entend leur 'jambo' a 50 metres. Jambo, ca veut dire salut en swahili. Les ados et les adultes aussi sont sympas mais c'est toujours, enfin souvent interessé. Zanzibar est très musulman, les filles sont la plupart voilées comme on a pu le constater d'assez prêt dans le dala-dala qui nous a ramène a Paje. Le Dala-Dala est un bus local ou l'on est assis sur deux rangées et où je faisais face a une armée de jeunes gamines voilees qui pouffaient comme des dindes dès que j'éternuais. Faut dire aussi que sur la dizaine de km de piste, ça faisait de la poussière et terriblement mal au cul. Penser a acheter de la vaseline la prochaine fois. J'ai terminé 'les lois de l'attraction' et je commence 'American Psycho'. J'aurais dû lire BEE plus tôt. Demain, on part pour la ville et je suis sur que je regretterai ce "si ennuyeux village de Paje", joli comme sur une carte postale.

jeudi 7 juillet 2005

Zanzibar

Toujours ce putain de clavier qwerty a la con sans accents.
On est arrive a Zanzibar tout a l'heure et on va y rester jusqu'au 15/07. Le bungalow donne sur la mer turquoise (10 metres env) Internet est gratos, le tout est a une heure du centre ville (un peu loin). 80 USD l'aller-retour en taxi, 100 USD la nuit ici. Des vraies vacances de richards. Le safari pendant 4 jours etait extraordinaire quoiqu'un peu spartiate (nuit dans la tente par 7 degres). Bon encadrement, des gens interressants, des lions, des elephants, des guepards, leopards, crocodiles, hippos ... plein de photos en tout cas ! J'en reparlerai ulterieurement, tant il y a a dire sur l'afrique et ses mysteres. Un peu de farniente nous fera du bien.

mardi 28 juin 2005

Nairobi

...

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mardi 26 octobre 2004

Week-end lyonnais

Ca faisait un an déjà que je n'avais pas foutu les pieds à Lyon. Je n'en connais pas grand chose de Lyon. Bellecour et les environs, Part-Dieu et les environs et c'est à peu prêt tout sans compter le quartier de l'E.N.S. où j'ai résidé. J'y allais pour rendre visite à ma soeur Emmanuelle et mon beauf Jean-Phi. L'A.G. de l'assoc. d'Olivier se déroulait à Lyon aussi. Cette fois ci, toutes les occasions étaient bonnes pour passer un petit WE à 2 heures de Paris et à 1 h 45 minutes de Montpellier.
J'ai vu Maxime aussi. Le genre de gars qui entre dans le métro et qui attire spontanément tous les regards. Un vrai charmeur, ce Max. Je l'ai vu faire. Du grand art. Il a repéré un petit couple d'une vingtaine d'années. La fille très fi-fille d'aujourd'hui avec son pantalon serré et son petit haut noir collant. Le mec, teint mat, brun, bien fait de sa personne.

Max, d'une façon tout à fait innocente, a commencé à lui poser la main sur sa cuisse musclée et à lui faire de légères caresses pour qu'il commence à s'intéresser à lui. En retour, les deux lui ont adressé leur plus grand sourire. Alors là , je dis bravo. Posséder une technique de drague pareille quand on a treize mois, c'est trop fort.

Maxime, c'est mon neveu. Une vraie bombe. Les yeux noirs de sa mère et des longs cils comme ceux de son père. On rigole bien avec Maxime. Son truc à lui, c'est la séduction permanente.

Entre visitage et glandage, finalement le samedi est passé très vite. On a dévalisé le Tout-Compte-Fait de la rue Victor Hugo pour habiller Monsieur des pieds à la tête. On a bu un pot sur la place Bellecour et puis rentrage à la casa et discutage et apérotage, apérotage, apérotage. Tout ça pour finir de voir le Pascal Sevran se faire shooter comme un bleu par Gaccio et Ardisson dans Tout le monde en Parle. Pathétique.

Le dimanche, le beauf décide de nous emmener visiter Peyrouge Pérouges, une cité médiévale à 1/2 heure de chez eux. Arrivés vers 12h45, on commence à faire la tournée des restos pour grailler un peu. Le premier resto nous propose une table pour 14h00. Le style du resto est très familial, au sens " on a sorti les vieux de l'hospice et on les a emmenés au resto juste parce que c'est dimanche ". Trop tard.

Le deuxième, nous propose une table pour 13h30. Au premier abord, il a l'air moyen mais on n'a pas vu la terrasse. Et pour, le gosse, vaut mieux une terrasse. A cet age, on a envie de s'exprimer. Ok pour celui là .

A 13h30 on revient donc et quelle ne fut pas notre surprise de découvrir la jolie terrasse qui donne une jolie vue sur la campagne des alentours. C'est l'automne, le temps est magnifique, trop venteux sans doute. Nous sommes pris en charge par une bombe sexuelle qui nous annonce ses plats du jour en deux-deux. Olivier et moi prenons le sauté de cerf pendant que ma frangine commande la pièce de boeuf et JP les cuisses de grenouilles. Le tout arrosé d'un excellent Saint-Joseph.

Le type en question est moyennement grand 1,75 m environ, mince brun, des yeux sombres, le cheveu coupé très court (calvitie précoce oblige), un joli sourire jusqu'aux oreilles qui montre une jolie dentition. Bref du charme à revendre. Surtout de dos. Je n'arrête pas de le mater. Et lorsque pendant le repas, j'ai décidé d'aller aux toilettes, il s'est empressé de venir m'expliquer où ils étaient. J'avais vraiment envie de lui proposer de m'accompagner. J'ai bien cru qu'il allait venir ce con. J'avais oublié comme par hasard de fermer le loquet des chiottes au cas où. Mais bon, il n'est pas venu (et je suis seul tout au bout de la rue ) mais je m'égare.

Le sauté de cerf était excellent. Bien plus fin qu'un Bourguignon, en fait. Ensuite nous avons pris les desserts et le café et discrètement je suis allé payer.

Arrivé devant le bar, je demande l'addition à Sex-Bomb. Une dame d'un certain age (la propriétaire des lieux ?) me toise et dit en substance au gars (son fils ?). Il ressemble à un acteur le monsieur non ? A peine avait-elle fini sa phrase que le gars rétorque du tac-au tac " Gérard Jugnot ".

Et le gars de plaisanter si je pouvais lui signer un autographe, si j'étais là incognito etc. Et moi, rouge de colère et de honte, plus de colère que de honte d'ailleurs, je n'ai rien dit. Tout juste ai-je pu lui envoyer mon regard " 122B " de tueur en pensant très fort " pov' con ".

(La ressemblance avec Gérard Jugnot, on n'arrête pas de me la faire, la dernière fois c'était en Turquie !)

J'étais triste et malheureux et son sourire sadique m'excitait.

Je ne suis pas Gérard Jugnot, bordel de merde !!!

voilà donc un week-end à Lyon où si possible je poserais mes valises si je ne trouvais pas de boulot à Montpellier.

J'ai été super déçu de ne pas avoir de nouvelles des gens du Forum

PS : Lorsque j'étais en première une certaine Axelle M. du nom du vendeur de tapis de la rue Royale (c'est son père) était dans ma classe. Je lui avais trouvée un jour une grosse ressemblance avec Anémone. Ce à quoi, elle me rétorqua qu'elle pensait ressembler plus à Béatrice Dalle. Tu es bien vengée, sale conne.

dimanche 8 août 2004

Turquie 2004

Il y a la carte.

Il y a les photos

Il y a l'itinéraire :

11/07/2004 Paris CDG --> Istambul
12/07/2004 Istambul --> Safranbolu 
13/07/2004 Safranbolu  
14/07/2004 Safranbolu --> Göreme 
15/07/2004 Göreme   
16/07/2004 Göreme   
17/07/2004 Göreme   
18/07/2004 Göreme --> Ihlara 
19/07/2004 Ihlara --> Egirdir 
20/07/2004 Egirdir   
21/07/2004 Egirdir --> Bodrum 
22/07/2004 Bodrum   
23/07/2004 Bodrum   
24/07/2004 Bodrum   
25/07 2004 Bodrum   
26/07/2004 Bodrum --> Ayvalik 
27/07/2004 Ayvalik --> Assos 
28/07/2004 Assos   
29/07/2004 Assos --> Istambul 
30/07/2004 Istambul  
31/07/2004 Istambul  
01/08/2004 Istambul  
02/08/2004 Istambul --> Paris CDG

Il y a le principal. Pour le reste, c'était bien, les gens sont cools, blablabla ... c'est en partie vrai.

Une chose est sûre : 4 jours à Istambul, c'est vraiment trop long.

samedi 12 juin 2004

photos

Je viens d'ajouter les adresses directes vers chaque voyage que j'ai fait. Il y a un trou entre 1994 et 2002. Je ne les ai pas encore scannées.

dimanche 8 février 2004

Argentine

Ca ne nous rajeunit pas. La découverte de l'Argentine en 1993, Buenos Aires, Iguaçu et Salta, jolie ville coloniale dans les Andes. Il faudrait que j'essaye de repiquer les diapos d'Olivier qui a l'époque avait un matériel plus sophistiqué que le mien. A l'époque, aussi, j'étais presque encore potable. pffff.

Les photos, c'est toujours dans la rubrique photos.

mercredi 10 septembre 2003

Les voyages

Ca c'est bien moi. Je commence des taches lourdes que je ne finis jamais. Le blog, puis la base de données, et maintenant les albums de photos, depuis que j'ai mon nouveau scanner EPSON PERFECTION 2400 PHOTO. Je scannerai bien mes négas et les diapos d'Olivier. Faut juste du temps. Pas le temps d'écrire. Pas le temps de percevoir simplement le non-intérêt de mon existence sinon de prendre des nouvelles de ma famille qui s'agrandit, de regarder encore et toujours les photos des merveilleux voyages. Ah, les voyages.

Je récapitule donc :

 12-90  U.S.A.  Miami, Key West, Orlando
 08-92  Indonésie  Java, Sumatra, Bali
 07-93  Argentine  B.A., Salta, Iguazu
 07-93  Paraguay  Ascuncion
 07-94  U.S.A.  N.Y., S.F., San Diego, Las Végas...
 07-95  R.S.A.  Krugger, Durban, Le Cap
 07-95  Swaziland  
 07-95  Zimbabwe   Bulawayo, Victoria Falls
 07-95  Zambie  Victoria Falls
 07-96  Canada  B.C. (Vancouver, Victoria)
 07-96  USA  Seattle, Californie
 12-97  Cuba  La Havane, Trinitad, Vinales
 08-98  Canada  Montreal
 08-98  USA  Nlle Angleterre, NY
 12-99  Mexique  Yukatan, Palenque
 12-99  USA  Miami
 11-00  Réunion  
 07-01  Espagne  Canaries (Gde C., Lanzarote, Gomera, Ténérife)
 07-02  Brésil  Rio, Pantanal, Salvador, Parati, Ouro Preto
 01-03  USA  Miami 
 07-03  Chypre   Limassol, Troodos, Pafos,Nicosie

Je ne tiens pas compte (évidemment) des courts séjours en Europe.

Un énorme bisou à ma soeur  qui a donné naissance à Maxime né le 07/09/2003 . Un bisou au papa et un bisou au mien qui aurait adoré son 2ème petit-fils.

lundi 3 mars 2003

Allo Paris, ici Londres

Un Week-end Marathonien dans Londres qui débute vers 10h00 ce samedi pour se terminer dimanche vers 23h00. Merci Easyjet. On avait booké ce week-end avant même de connaître notre situation de nouveaux futurs pauvres. olivier étant fan de philatélie, un salon ayant lieu à Londres, c'était l'occasion rêvée d'aller y faire un tour. Je me suis retrouvé seul une bonne partie de la journée. Le problème à Londres, c'est que j'y suis allé souvent et à force d'y aller, je m'y fais rapidement chier. Paris me pose le même problème. Il n'y a plus l'effet de découverte. J'ai perdu l'innocence de mes 13 ans, hélas. Un sandwich Pain de mie concombre cheddar dans Hyde Park aurait bien servi de madeleine proustienne, mais, en l'occurence, ce 1er Mars, il flottait dur et il faisait froid.
...

Comme Londres est une place relativement chère (1£60 un petit pain au chocolat que j'aurais renvoyé dans la gueule de la vendeuse si je ne m'étais pas éloigné de l'endroit tant il était dégueulasse et rance) et que mon budget était limité, il n'était pas question évidemment de claquer du fric à tout va. J'ai commencé par les  magasins de disque sur Piccadilly. En faisant le tour de la place on tombe successivement sur HMV, Virgin et Tower Records. déjà , je peux m'occuper 3 heures. HMV gagne haut la main puisqu'ils font Clear Out sur une grosse partie du magasin. J'en profite pour acheter 4 albums de Radiohead et une compil de rap old school qui comprend la version de 14'37'' du Rappers Delight de Sugarhill Gang. Les prix oscillent entre £3.99 et £6.99. C'est donné pour tant de bonheur. Je prends aussi le DVD de Joni Mitchell que je n'avais pas trouvé à Miami. Je risque de prendre des tonnes de vinyls qu'on entendrait sûrement au Heaven le soir même, comme le dernier single Christine Aguilera (Beautiful) par exemple remixé par Ruffenhauer de Club69. Je me restreins. Je n'achète plus rien.



Un petit saut vers Liberty et je me limite au rayon Hommes et au Rez de Chaussé. Je repense alors au Post du Jeune Homme, quand j'aperçois des bains moussants aromatisés au chocolat blanc ou au chocolat au Lait. Je kiffe sur des petits pulls John Smedley (£95.00) et je n'achète toujours rien. Je me souviens avoir toujours trouvé les anglais un peu fou dans leur façon de s'habiller, même ça, ça a disparu. Tout a été h&misé, zaratisé, addidasisé doucement mais sûrement. En portant mon polo de rugby Vivienne Westwood avec brodé sur le dos un gros 69 qui dessine des petits personnages expliquant ce qu'est un 69, je dois être le plus punk de tous. Le problème est que je suis le seul à le savoir. Puisque personne ne peut voir ce qui est inscrit sur mon polo de rugby Car j'ai un blouson au dessus. Je retrouve Olivier sur Oxford Circus et on continue de se promener entre deux averses.



On rentre ensuite à l'Hôtel. Celui ci se trouve à Earls Court, ça fait des années qu'on descend dans le même hôtel, je me demande même si ça ne fait pas des années qu'on a la même chambre. La 21. J'aime bien ce quartier. On se croirait dans Mary Poppins. Le soir, nous décidons d'aller dans un resto indien près de l'hôtel avant de rejoindre le Heaven qui a le mérite d'être à proximité des bus de nuits mais aussi de pouvoir offrir plusieurs ambiances dans 3 salles différentes. C'est la boite qui me rappelle le plus le Palace finalement. J'adore regarder les anglais danser. Il y en a un, sorte de Brad Pitt avec 10 kg de plus  qui est à contretemps pendant tout un morceau, sa danse est lente, incroyablement sensuelle, j'aurai bien été incapable de le suivre. Les morceaux sont plutôt populaires mais les mix sont d'une bonne qualité. Evidemment, j'ai entendu le fameux mix de Beautiful de Christine Aguilera remixé par Peter RuffenHauer de Club69. Ce morceau plutôt lent est un peu accéléré, cela a pour effet de rendre une ambiance gaie et triste en même temps. Bizarre. Plus tard dans la nuit, on rentre à l'hôtel, le jeu des portes ouvertes commence...

Dimanche Matin, la fatigue dans les jambes s'est à peine estompée et il va falloir remettre ça. Un petit déjeuner frugal et attendu sera finalement le seul vrai repas de la journée. On passera la journée à se promener dans le centre et à visiter l'expo James Bond (nulle mais à quoi pouvais-je bien m'attendre ?) au musée des sciences avant de finir par boire dans la soirée un pot au Yard sur Ruppert Street où j'aurais bien trouvé un autre mari si j'en avais pas déjà eu un. Mais la vie est ainsi faite de tempos rapides et de contretemps, d'hésitations et de banales évidences. Je suis rentré au bercail. Triste et exténué.

vendredi 31 janvier 2003

Back in the US

J'étais aux USA du 10/01 au 18/01/2003. A Miami exactement. Miami, c'est un peu la ville du pélerinage pour moi. C'est la ville où j'ai atterri en Décembre 1990, quand Olivier m'a fait connaître les USA. C'est une ville où j'ai passé le passage à l'an 2000 après une petite escapade dans le Yucatan mexicain. C'est une ville où j'aime bien retourné en hiver.

La température avoisine les 25°C dans la journée, il ne fait jamais trop chaud, jamais trop froid. Cette année, nous n'avons jamais été aussi proches de la plage. A Miami, ce qui est intéressant, c'est Miami Beach, le reste est tout à fait quelconque. Il y a 3-4 rues dont il faut se souvenir à Miami Beach : Ocean Drive qui longe la mer, où se situe notre bar préféré (1200 Ocean Drive ...), Collins Avenue la parallèle suivante, où était notre Hôtel (Shelley hôtel), Washington Avenue, la parallèle suivante encore où l'on peut trouver les restos et les boites (le Twist) et enfin Lincoln Road une artère commerçante piétonne par moments qui coupe ces trois rues où se trouve notre 2ème bar préféré (le Score).

C'est toujours amusant de revenir à Miami où nous commençons à avoir nos habitudes.  Où boire un verre, où manger, où faire des courses... on connait ça par coeur. Comme nous avions loué une voiture, on est allé aussi à Fort Lauderdale, Palm Beach entre autre. La vie américaine est quand même différente de la vie française. Après tous ces voyages, je m'y suis fait, j'ai réussi à décoder la vie américaine de tous les jours. Je pourrais y vivre même. Ca ne me dérangerait pas. Même au café dégueulasse du matin, on s'y fait. A bouffer de la merde pas chère, on s'y fait. A bouffer des trucs décents mais chers, on s'y fait aussi. Il faut savoir qu'aux USA, les prix affichés sont du HT. A cela il faut souvent ajouter les taxes et le service. Le service est à la discrétion du client et coûtera 15 à 20 % de la note. Les français, comme d'hab ont mauvaise presse et il n'est pas rare que les garçons de restaurants prennent leur dû sur l'addition.

Aller aux USA maintenant est aussi un bon moyen pour se faire entrer l'Euro dans le crane.

En effet, avant, à l'époque du franc, j'étais toujours tenté de convertir n'importe quel truc affiché en dollars, en francs. Maintenant qu'on est passé à l'Euro et que l'euro vaut plus ou moins un dollar, je ne convertis plus en francs, alors qu'une semaine avant, je convertissais encore les euros en francs.

Le milieu pédé est plus vieux et moins prise de tête que le milieu pédé français.

Bah, c'est clair qu'il vaut mieux avoir 50 balais à Miami que 35 à Paris.Les pédés ont l'air mieux organisé en bande que les pédés français. Il n'était pas rare de voir des bandes entières dans les restos tous ages confondus, ce qui est difficilement concevable à Paris, voire en France.

Evidemment, ils abusent un peu au niveau de la segmentation des marchés. Je donne un exemple. Si vous cherchez de la littérature homo, dans n'importe quelle librairie, il y a un rayon homo. Si vous êtes afro-américain , dans n'importe quelle librairie, il y a un rayon afro-américain. Je suis sûr que si vous êtes homo, noir et cul de jatte, vous trouverez le rayon approprié.

Comme c'était les soldes et qu'on était encore plein de thunes, on a fait le plein de fringues Armani, Donna Karran... Levis (30 $US le 501 !).

Côté disques, j'ai ramené beaucoup de trucs décevants mais aussi le truc qu j'arrête pas d'écouter depuis que je suis revenu : Back in the US de Paul Mc Cartney, le Live qu'il a effectué lors de sa tournée aux USA en 2002 et qui est un pur bonheur, car il reprend beaucoup de titres des Beattles et des Wings avec beaucoup d'humilité, j'ai encore et toujours beaucoup de frissons à entendre des chansons telles que "The Fool on the Hill" ou "Here Today" qui me fait littéralement chialé. Ce disque sortira en France en Mars 2003 et je crois est d'ores et déjà disponible en import  chez Gibert.

mercredi 7 août 2002

Pipo et Mario vont en goguettes ou " Chéri, j'ai deux pieds gauches ".

Ca faisait au moins une semaine qu'il m'en parlait, du petit WE qu'il m'avait préparé sans les enfants. Comme on n'en a pas, en fait, c'est toujours un petit WE sans les enfants. Au moins, si le WE eût été pourri, il y a toujours une consolation. Oui, mais au moins on n'avait pas les enfants.

En général, je les sens toujours à 10 mètres ces petits WE. Mais là , rien. Mon nez m'aurait-il lâché ? Je me suis donc amusé à chercher l'endroit où il pouvait m'emmener. Oh ! mais quel mystère ! Il a même acheté le guide rouge Michelin. Y-aurait-il un rapport de cause à effet ? Et je me suis mis à délirer sur les relais-châteaux en Bourgogne, un festival de musique baroque dans une église, enfin bref le vrai cadeau romantique à 200 km de Paris. Oui c'est à 200 km de Paris. Maigre indication n'est-ce pas ? Y'en a des trucs à faire à 200 km autour de Paris. Enfin au sud de Paris c'est sûr y'en a. Des relais-châteaux avec des lits à Baldaquins des repas aux chandelles. Celui qui dit que j'ai des goûts de pétasse, je le claque.

Et un soir, il a lâché le morceau :
- Vendredi, on va à Dieppe.
- Où ça ? Dans le nord ?
- Oui enfin, c'est la Haute Normandie.

Pour moi, Dieppe, Dunkerque c'est du pareil au même, de toutes manières, j'ai toujours été nul en Géo.

-On va dans un relais-château ? Ai-je demandé les yeux tout écarquillés croyant encore dur comme fer au dernier petit bout de mon rêve qui s'en allait telle ma fumée de cigarette qui s'échappe pour vivre son destin de fumée de cigarette.

-Dans un hôtel Ibis, je voulais un Campanil mais le site était planté.

Ben heureusement qu'il en parle parce que j'aurais eu l'air idiot avec mon fourreau St Laurent, déjà qu'avec des bottes en caoutchouc et un ciré c'est pas facile à porter ces choses là .

Bon, c'est sûr, un Ibis c'est pas un SOFITEL, mais dans mon jeune temps, il y a environs douze ans, on allait encore au Formule un.
On est vachement monté en gamme : 2 étoiles. Et puis, c'est bien l'Ibis, il y a toujours 30 cm autour du lit au cas où l'on voudrait jouer à chat . Et l'Ibis de la zone industrielle de Dieppe, je ne sais pas vous, mais moi, j'y vois que du bonheur en perspective.

Vendredi 2 Août 17h00 pétante. Olivier vient me chercher au travail. 1 heure pour sortir de Paris. Paris Beauvais, Beauvais des patelins, des patelins Dieppe. 20h00, on y est.

- T'as pris un pull ? Ca caille un peu non ?

On dépose les valises, on se change pour aller dîner et vroum 20h45 centre-ville de Dieppe. Le petit port de plaisance, le café d'Oscar Wilde. Mais c'est drôlement mignon Dieppe. J'ai cru que ça allait être le Havre . Et c'est là qu'on commence à chercher un restaurant. La marmite Dieppoise fait l'affaire et c'est noté 2 fourchettes au Michelin. Il y a du monde, dans ce resto, c'est plein. C'est rassurant.

Et l'on y mange fort bien. Soupe de poisson, filet de julienne au choux, tarte au pommes et Calvados, un peu de vin. Des cafés ? Non merci l'addition. La Josée Dayan du resto, elle nous les avait déjà comptés les cafés. Faut pas déconner, non, j'en prends jamais du café le soir.

Puis vint, la petite promenade digestive, visite de la grande plage de galets et retour dans notre hôtel préféré à 5 km du centre ville. Je me suis endormi devant des variétoches à la con. Keren Ann, ça fait dormir non ? Aussi chiant que du Henri Salvador.

Samedi 3 Août 2002. 8h30.

Réveil en fanfare. LCI, je m'habille vite fait, parce que moi, je me lave après le petit déjeuner, cherchez pas c'est une habitude. Donc, petit déjeuner rapide, y'a plein de femmes inquiétantes avec des tatouages partout genre " mon mec à moi, il me parle des voitures et si t'es pas de ma bande j'te donne un coup de pieds comme Catherine Lara. ". T'as raison chérie t'es super féminine comme ça Et retour dans la chambre. Je prends une douche, je me rase et décide de m'habiller avec des vêtements propres, fonctionnels et chaud. Pantacourt rouge, dont la toile est cirée ce qui permet en cas d'averse de sécher vite. Tee-shirt blanc Pull Dolce & Gabbana Rouge. Veste Jean cintrée Dolce & Gabbana bleue acier. Chaussettes blanches et les chaussures et je serai le parfait petit chaperon rouge égaré du merveilleux monde de Tarlouzeland.

- Oh non ! Oooooooliiiiiiiivieeeer !!!!!!! (je hurle), j'ai pris deux fois le même pied de baskets différentes. 2 pieds gauches. Oh non, moi qui voulait m'acheter la super paire de gazelle Addidas dont je rêve depuis au moins avant les vacances, et ben, il va falloir aller l'acheter. C'est trop con !

Pour faire péter la carte bleue en conneries, je suis le meilleur.

- Y'a bien un décathlon à côté, mais on verra bien en ville, t'en trouveras bien en Soldes. C'est toujours les soldes ici non ?

Ouaich. P'têt bien.

On est donc parti pour le centre ville où le samedi c'est marché. Et j'adore ça les marchés moi, surtout en Province, ça me rappelle toujours quand j'étais petit avec ma mémé et qu'on allait au marché de Montpont en Dordogne. Elle m'achetait toujours des pochettes de pif gadget, pifou etc etc.. Evidemment, Olivier ramène un pot de miel artisanal, comme d'hab. Et moi, je recherche mes Addidas. Alors en solde y'avait du 4,5. Le vendeur très malin m'a dit " Monsieur, vous êtes dans le rayon des juniors là " Ben oui, je vois j'chuis pas con.

Sinon, dans un autre magasin, y'avait des gazelles avec des rayures roses Barbie ou Bleu Schtroumph. Forcément, un signe ostentatoire supplémentaire de ma gaytitude clairement affichée. Le problème, c'est que ça ne va pas avec tout.
Finalement j'ai rien trouvé.

Furieux, le soir je suis quand même allé au Décathlon à côté de l'Hôtel. Seul. Et ben j'ai rien trouvé non plus. En Addidas. Mais par contre ami lecteur, je me suis acheté une super chouette paire de New Balance au cas où je voudrais courir. Un bas de pantalon de jogging blanc cassé Sergio Tacchini. Un super chouette Sweat-shirt Champions Bleu marine et plein de tee-shirts blanc taille M pour mettre en valeur mon joli poitrail. Amis du neuf-trois, je suis votre nouvel ami. Et Naomi Klein, je t'emmerde.

Finalement, la fin du Week-end c'est super bien passée. Bon c'est vrai, il pleut souvent. Mais qu'est-ce qu'on bouffe bien.
Faudrait p'têt que je fasse du sport moi.

samedi 20 juillet 2002

Retour

Je suis rentré de vacances le 17/07 vers 17h00. J'accuse encore le contre coup des vacances. Journées vaseuses et nuits blanches comme si je prenais des amphets avant de dormir. Je suis crevé. J'ai bien trouvé des cafés internet au Brésil mais bon, je ne suis pas très familiarisé avec les claviers qwerty. Le récit du voyage aura lieu donc en différé. Une journée de vacances => 1 journée de blog .
Vous avez voulu du vrai, il y en aura...

mardi 16 juillet 2002

19ème jour

16/07/2002

Après avoir plié les bagages et comme l'avion est à 19h40, ça nous laisse la journée pour se promener. On prend le métro pour aller dans le centre. Quelques beautés architecturales parmi des monstres de mauvais goût. Il faut imaginer le style Hausmannien dans la Défense. La chance est avec nous, il fait réellement beau. On prend le tramway qui nous mène dans les hauteurs non loin des favellas. Je suis assis au bord, protégé par rien. Ce truc fait un bruit d'enfer et on est secoué en permanence. Aussi, quand on prend l'aqueduc qui traverse je ne sais plus quelle rivière et qu'il y a le vide sur ma droite et que la seule protection, si je tombais, est un grillage identique à celui que ma grand-mère utilise pour ses clapiers à lapins, j'ai vraiment peur. Je me sens inexorablement glisser vers le vide, d'autant plus qu'on est assis sur un siège en bois avec une belle patine. Quelle idée j'ai eu de me mettre au bord. La traversé de cet aqueduc me paraît une éternité.
On descend du tramway un peu plus loin pour explorer le côté pittoresque de la ville haute. Des baraques d'artistes, assez jolies, se succèdent. Cela fait penser à Montmartre. On redescend ensuite dans la ville basse pour grignoter quelque chose. En prenant le métro, on arrive sur Botafogo. On trouve encore un shopping center et on déjeune d'une pizza sur la terrasse au 8ème étage. On rentre ensuite à l'hôtel pour fouler une dernière fois la plage de Copacabana. On boit un dernier Guarana sur la plage. Et voilà , déjà 17h00, faut y aller. Un taxi nous amène à l'aéroport où notre soirée sera ponctuée d'un Rio-Sao Paulo et d'un Sao Paulo Paris.
Adieu Rio, Adieu le Brésil, c'était beau, c'était bien, on reviendra, c'est sûr.

lundi 15 juillet 2002

18ème jour

15/07/2002

Le matin, on va visiter le Christ Rédempteur en prenant le Corcovado, un funiculaire construit en 1835. Cette statue géante, un des symboles de Rio, n'a rien de génial, mais bon, la vue est imprenable sur tout ou partie de Rio. Evidemment, comme lorsque j'ai visité l'Empire State Building, le ciel est trop voilé, ce qui n'offrira pas de réel intérêt aux photos que je vais prendre.
L'après-midi, on fait su shopping dans un centre commercial d'Ipanema. J'achète le maillot de bain pour ma cousine chez Bum-Bum le nec plus ultra du maillot de bain brésilien. J'ai choisi le motif " trottoir de Copacobana " azur et noir. Je m'achète un bermuda en souvenir. J'ai pas la fièvre acheteuse pour ces vacances. C'est bien la première fois. Franchement, on trouve les mêmes trucs qu'à Paris. Moins cher, même. Olivier veut ensuite rentre à l'hôtel car il a mal à la tête et les heures de sommeil nous manquent. Il est 15h00. Je n'ai pas trop envie de traîner dans la chambre jusqu'à 20h00. Je décide d'aller me promener seul avec l'appareil photo. Olivier flippe un peu, mais bon, je fais gaffe. Je retourne sur Copa et je décide d'aller en direction de Leme qui offre une vue sur tout Copacabana. Ici, le soleil se couche sur les montagnes. J'ai pas encore trop de chance côté photos. J'ai réussi difficilement à prendre le Copacabana Palace Hôtel. J'essaye de faire une photo du trottoir si célèbre de la plage de Copacabana, dont le dessin est différent de la plage d'Ipanema. J'arrive sur le ponton qui offre en effet une belle vue sur la plage. Je rentre tranquillement, je m'achète même des cigarettes. Un grand garçon, je vous dis !
Pour notre dernière soirée, on s'offre le must de Rio, une " churrasqueria a rodrigio ". C'est sur Leme, le resto s'appelle Marius. Le resto est immense, le cadre très joli entre ocres et orangés. Le buffet à volonté est somptueux : huitres, crabes, langoustes, sushis et plein d'autres trucs pour les entrées. Puis vient ensuite la valse des serveurs. Ils viennent découper à même votre assiette la viande à la broche, succulente. On ne résiste pas non plus aux desserts, pourtant on va exploser.
Pour la dernière soirée, un bon resto et rien d'autre, on est trop crevé.

dimanche 14 juillet 2002

17ème jour

14/07/2002

Réveil douloureux avec le discours de Chirac retransmis sur TV5. L'alcool de la veille fait encore de sérieux effets au niveau gastrique. On se prépare et on part se promener sans raisons précises. Faut pas se leurrer, le dimanche, il n'y a pas grand chose d'ouvert. Le temps est un peu couvert, mais la température nettement agréable. On a longé Copacabana et Ipanemea. Ici, ça doit être pour beaucoup la ballade traditionnelle. On fait la visite de quelques marchés artisanaux. On traîne beaucoup, on marche beaucoup. Le soir, on mange dans le même quartier que la veille mais dans un autre resto. Anecdote amusante, un garçon, différent de celui à qui on avait commandé, nous apporte un risotto très crémeux et on avait commandé un risotto de morue. Il nous sert, Olivier commence à goûter quand je vois sa mine défaite. " C'est pas bon " finit-il par lâcher. Et là , arrive le garçon qui avait pris la commande, effrayé. Il prend les assiettes et déclare : " Ca, c'est pas pour vous ". Les assiettes ont déménagé ni vu ni connu quatre tables plus loin, alors qu'on avait déjà commencé à bouffer dedans. Quand notre plat est arrivé, j'avais déjà plus très faim. En plus, cette morue là est vraiment super salée, bref au bout de trois bouchées, ça m'écoeure.
Après le resto, Olivier voulait retourner dans la boite " le Boys " où il s'était encanaillé en 1993. Cet endroit est maintenant un complexe avec Sauna, boite, magasin. On peut aller d'un endroit à l'autre, et de l'autre à l'un. Bref, l'idée du Sauna à Rio est nettement plus séduisante qu'à Paris. En général, je déteste ce genre d'endroits. Les mecs sont tous canons, souriants et hum très sympas. Au bout d'une demi heure, j'avais déjà 4 copains. Et pas les plus moches du sauna en plus.
Deux heures après, on est allé faire un tour dans la boite. Côté musique, c'est Hard House à fond tendance Victor Calderone. (heu on a entendu les remix de Céline Dion techno pouffe.). La déco, c'est un mixte du Palace pour l'agencement et de la Loco pour la déco métal. Une grande piste centrale donc, avec un bar sur une des largeurs et deux escaliers latéraux qui mènent vers des petits salons en recoin avec tables et fauteuils. Pour commander une boisson, il faut aller acheter son ticket boisson. La boite est immense et pleine. La musique est ultra forte. Ca nous mène jusqu'à 3 heures du matin. Il faut dormir un peu.

samedi 13 juillet 2002

16ème jour

13/07/2002

On quitte l'hôtel et Bahia destination Rio. Notre avion de 12h40 ne décolle en réalité que vers 16h00. Qu'est-ce qu'on peut s'emmerder dans un aéroport . J'ai rien à faire à part lire. J'ai continué Flaubert et sa cruche aux désirs insatisfaits de madame Bovary. On arrive à Rio alors que la nuit est déjà tombée. On récupère nos affaires et négocions un taxi pour 49 R$. On descend encore au Royalty Copacabana Hôtel situé sur la 3ème rue parallèle à la plage de Copacabana. La réception parle français et s'étonne pour une fois qu'on ne prenne pas une chambre avec un lit double. Mais bon, autant finir les vacances comme ça et personne ne gêne personne. On retrouve un peu d'infos en français sur TV5, le tour de France, rien d'intéressant. Vers 20h00, un taxi nous prend pour nous emmener sur Ipanema, le quartier qui jouxte Copacabana. Le taxi défile le long de la plage où quelques joggers parcourent la piste cyclable. Sur ma gauche, les lumières des immeubles qui s'étendent à l'infini. C'est pas très beau mais quel charme ça a. On met pas mal de temps pour choisir un resto. Ici, ils sont pleins. Celui qu'on choisit est correct. Je prends une sorte de brandade de morue et Olivier prend de la viande. Après, on décide d'aller dans un de ces bars boites où fleuri la jeunesse dorée de Rio. La déco de l'endroit est colorée à souhait, les murs sont remplis d'objets iconoclastes, bouées canard, poupées de foire du trône, électroménager des années 50, du mauvais goût partout tendance Almodovar. On ne comprend rien aux frais d'entrée. Mais bon, comme c'est un système de cartes, on n'est pas plus effrayés que ça. On comprend vaguement qu'il faut consommer un minimum sinon l'entrée est exorbitante. Comme on n'allait pas y passer la nuit, on prend des trucs chers. Un long Island Iced Tea pour moi, un Mojito pour Olivier. L'ambiance est franchement amicale, tout le monde a l'air de connaître tout le monde et la musique diffusée est nettement ancrée dans les années 80 90. Toutes les nuances pop rock de ces 20 dernières années y sont joyeusement mêlées. Kyle Minogue, U2, Donna Summer, Paula Abdul, David Bowie défilent inlassablement alors que je sirote mon cocktail. Ils ne sont pas allés de main morte sur les doses. Résultat : 2 cocktails en 3 heures, c'est correct. A la fin, c'est tout juste si j'arrive à me tourner d'un quart de tour tant il y a du monde. Olivier ne tient plus. On se casse.

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