Cinéma

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mercredi 2 décembre 2009

le ruban blanc

on se souvient tous de la palme d'or décriée de 2009 : le ruban blanc de Michael hanecke.
on se souvient tous de la controverse au sujet de ce film, de la présidente du jury de Cannes - Isabelle Huppert - alors injustement accusée de copinage et qui aurait dû être soumise au jury populaire français pour qu'on la rase ?
Je me souviens que le favori était le  film d'Audiard 'le prophète'. j'ai vu les deux films. Et la palme d'or ne fait aucun doute : Alors qu'Audiard nous servait du sous Oz pendant 2h30 assez ennuyeuses, Hanecke réussissait ce chef d'oeuvre où le moindre brin d'herbe jouait au moins aussi bien que le gosse de 6 ans ou le vieillard de 80, où tout était parfait. photo, lumière, jeu, histoire ... où le monde d'aujourd'hui était elliptiquement expliqué per les erreurs du monde d'hier...
Franchement, la palme, elle crevait les yeux.
C'est là que je me rends compte qu'on est vraiment dans un monde d'hyper-putes, de connasses 2.0 bonnes à lécher le zgeg pour une bouteille de rhum.
'Le ruban blanc' est une leçon de cinéma.

lundi 16 mai 2005

Last Days

last days

Je m'étais peut-être emballé juste un petit peu. Ce film est très déroutant à bien y réfléchir. Il ne faut pas compter non plus sur Gus Van Sant pour donner quelques pistes de compréhension.
Ce film est donc "une fiction inspirée" des derniers jours de Kurt Cobain, renommé "Blake" dans le film et interprété de façon grandiose par Michael Pitt. Très peu de personnages apparaissent dans le film. Des gens au comportement rationnel et d'autres qui ont l'air un peu parti comme Blake et qu'on imagine faisant parti de son entourage proche, on n'en sait pas plus quant aux liens qui les unis, on sait seulement si le personnage fait parti des connaissances de Blake ou pas. Du début à la fin, Blake ne prononce à un seul moment une phrase cohérente. Il maugrée tout au plus des bouts de phrases sans queue ni tête. Il n'y a aucune intensité dramatique, le film fonctionnant comme un encéphalogramme plat, avec la vie chiante et banale, toute chose égale par ailleurs, d'un camé qui vient de s'enfuir d'une clinique de désintox. Certains personnages arrivent dans le film, par hasard, comme le vendeur d'espaces publicitaires des pages jaunes (seul moment à peu près drôle du film et encore, on esquisse là un sourire façon lecteur de télérama avisé). Son personnage n'apporte absolument rien au film sinon de montrer que dans une existence normale, nul n'est à l'abri de ne pas être dérangé par un représentant des pages jaunes ou par une société de télémarketing téléphonique. C'est un événement aléatoire probable. Tout comme sa mort choisie.

Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter d'autre sur un film qui ne m'a pas envoûté comme Gerry ou Elephant, même si je comprends la démarche de Van Sant. Mais à force de filmer le rien de l'existence sans artifices aucun, il ne reste plus grand chose et je me suis demandé si je n'étais pas en train de regarder la chaîne du loft.

A voir, en ayant conscience qu'on peut s'emmerder grave.

[edit] oui, moi aussi j'ai vu la perte d'identité du gars Cobain et de son errance fantomatique so what ? est-ce crédible ? et les deux minutes de MTV avec les boyz 2 men vous les analysez comment ?

mercredi 11 mai 2005

Festival de Cannes (1ère)

Pour ceux qui me connaissent assez, si je suis dans l'attente d'un film, c'est bien celui de Gus Van Sant : "Last Days" ou les derniers jours de Blake-Kurt Cobain" Après Elephant et Gerry, Gus propose de terminer sa trilogie sur les derniers jours d'un des derniers héros du début de ce siècle "Kurt Cobain" Bien sùr tout cela sera traité de façon elliptique. Bien sûr, on va aimer et bien sûr on va pleurer, comme d'habitude. Anyway, j'ai tellement lu de papiers sur ce film que je sais exactement où pleurer. déjà pour moi, la palme d'or du coeur le prix d'interprétation pour Michael Pitt, ça sera déjà bien.

mercredi 13 avril 2005

Crustacés et coquillages.

Autant le dire tout de suite, j'ai pigé la signification du titre qu'à la fin du film.
Les films de Ducastel et Martineau font partis en général des films sur lesquels je peux tenir 1 minute et demi. Hors générique bien entendu et à la télé.
Pour celui-ci, je ne sais pas pourquoi mais le charme a opéré malgré tous ses défauts et ses incohérences. (Le rôle de Melki en est une parfaite illustration). Le point de départ de l'histoire est la suspicion de l'homosexualité d'un jeune homme de 16-17 ans qui passe ses grandes vacances avec son meilleur ami et ... ses parents. Bon, ok, nous les tapioles, à la différence de son "meilleur ami" on a tout de suite senti grâce à notre Gaydar magique qu'il ne faisait pas parti de la bande. Le but du film est de démontrer, finalement, que celui que vous voyez, n'est peut-être pas celui que vous croyez... (c'est pour ça que je tique sur le rôle de Melki, mais passons). Le tout est une histoire de douche comme exutoire des désirs, et d'une mère hollandaise très compréhensive.
Juste pour Valéria-Bruni-Tedeschi (la soeur de "c'est kelk'un ki m'a dit"), ça vaut le coup de voir ce film car c'est de loin le personnage le plus intéressant et qu'elle crève l'écran en mère hollandaise-donc-tolérante.
Juste pour dire aussi que des coffret DVD "Fassbinder" sortent et que, quoiqu'on dise, Fassbinder, c'est vraiment la vie, pas l'paradis. Et que je suis fou amoureux d'Hanna Schygulla.
A voir.

lundi 7 mars 2005

Le couperet

Lorsque j'avais lu "le couperet" de Donald Westlake, auteur américain de polars label top-quality, je n'avais pas imaginé alors que son adaptation pu être française. Ni même européenne d'ailleurs. Je connaissais tellement bien le coin où ça se passait, les petits cottages bourgeois du Connecticut, Massachusetts, l'état de New-York. J'avais alors imaginé en lisant ce bouquin une distribution toute locale et dans le rôle titre Kevin Spacey. Qui d'autre en fait ? En règle général, les bouquins de Westlake sont foutus comme des "colombos-avec-peter-falk" sauf que le flic, ça n'est jamais Peter Falk et que les valeurs sont inversées. Le héros a une presque totale légitimité d'être le vilain tueur qu'il va devenir. Il n'a pas le choix. C'est complètement amoral et totalement jouissif car l'assassin s'est mis le lecteur dans la poche et va faire en sorte de ne pas le décevoir (ne pas se faire piquer ndlr). J'ai vu hier l'adaptation par Costa Gavras de "le couperet" avec dans le rôle titre José Garcia. Et bien, en réfléchissant, je me suis dit qui d'autre aurait pu faire ce film ? Bruno Solo peut-être et encore ... Le résultat est incroyable. Très fidèle au livre, même si le montage laisse augurer quelque chose de différent au début. José Garcia a des nuances de jeu d'acteur que je ne soupçonnais pas, Karine Viard, sa femme est assez en retrait comme dans le bouquin. Chaque personnage est exactement tel que le bouquin le décrivait. Irai-je jusqu'à dire que chaque petit caillou est exactement bien placé dans le gravier ? Presque. A ce niveau de lecture, j'espère que j'ai donné envie aux gens de voir le film adapté d'un livre que j'ai lu sur une plage ? Le pitch ? Et puis quoi encore.
Ben, le pitch on se l'est pris dans la gueule il n'y a pas si longtemps. Vous donnez tout pour une boite pendant une quinzaine d'années, on vous licencie pour cause de délocalisation. incontournable, vous avez 40 ans et plus et vous restez au chomage pendant 15 mois sans l'espoir de retrouver un boulot équivalent. 2 solutions : Vous vous suicidez ou vous tuez ceux qui peuvent pourvoir au même emploi que vous. L'alternative reste encore de racheter une boite merdique et de se plaindre au près de son concubin que ça va mal ...

lundi 31 janvier 2005

La marche de l'empereur.

Une histoire de manchots.

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Les soeurs fachées

C'est naze.

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mardi 23 novembre 2004

Tarnation


Tarnation (Jonathan Caouette) (2003)

j'en avais entendu un peu parlé par des gens qui m'inspiraient moyennement confiance comme John Cameron Mitchel qui donnait le mois dernier une interview pour le mensuel têtu. C'est un type connu notamment pour s'être mis en scène dans "Hedwig and the Angry Inch", une sombre merde qui m'avait ennuyé à mourir d'ennui.
Un petit mot d'elle sur son blog et j'ai foncé.
Ce soir, ugc cité ciné les halles 18h30, en VO et seul.
Ce film amène beaucoup de questions, il en pose un certain nombre et n'y répond jamais.
En gros, l'histoire, c'est la *vraie* vie de l'auteur retracée grace à des montages photographiques et d'un certain nombre de films super-8. Lui, sa vie, sa mère à moitié folle le cerveau cramé par des électrochocs depuis qu'elle est ado, ses grands-parents un peu zarb qui l'élèvent à la place de sa mère, lui et ses amours masculines, lui et son gôut pour la représentation, lui et sa propension à raconter des histoires, lui et la recherche de la vérité.
J'avais écrit déjà à propos des "real TV shows" et j'avais envisagé l'hypothèse que les américains ont quelques longueurs d'avance sur nous dans leur façon de se représenter à l'écran (just watch MTV fucking bordel !). Je crois bien que cette idée atteint son paroxysme dans ce film. Faut dire aussi que le gosse a vraiment de la matière dans sa vie de tous les jours et qu'il manie la caméra depuis qu'il a dix ou onze ans. Et pourtant, le film se révèle être incroyablement beau, me plongeant dans un malaise stressant parfois (la scène de la mère, le montage du début et les commentaires qui tranchent de façon surprenante avec la musique très "american way of life") pour mieux rebondir sur un gros plan photographique et génique de Jonathan façon Nan Goldin. J'ai beaucoup pensé à elle pendant ce film. Pour ne rien gacher, il a même un faux air de Robbie Williams. Si je dis en plus que la bande son est très très chouette, que je n'avais pas vu un film aussi intéressant depuis... "Gerry" de Gus Van Sant, lui même étant le producteur exécutif du film (m'étonne pas), ben évidemment, c'est le film à voir, et c'est un film qui reste longtemps à l'intérieur.

lundi 15 novembre 2004

2046 et autres complications

Dans le principe, pour qu'un couple fonctionne, il faut faire pas mal de concessions. lui : Café sans sucre moi : café sucré, lui : vins cuits, moi : alcools forts, lui : fromages à pates dures moi : fromages à pate molles, lui -10kg, moi +10kg, (faut aussi être cohérent), lui : jeunes éphèbes moi grosses brutasses, lui : cold wave, moi : tout sauf ça.

Et le cinéma n'arrange rien, mais alors rien du tout.

C'est ainsi que j'ai dû subir pour faire plaisir à monsieur, le wong Kar-wai cuvée 2004 à savoir "2046".
Samedi 17h00, UGC les Halles, salle bondée. Malheureusement, 2 places en plein milieu et c'est parti pour une séance de cinéma de 169 minutes qui aurait pu me transformer en psycho-killer, en Hannibal Lecter, en Guy George, enfin bref, pour sortir de la salle, j'aurais été prêt à tuer tout ce qui bouge.
Au lieu de ça, il faut bien raison garder, j'avais échaffauder quelques plans de remplacement (plan B, plan C). Le plan B : Dormir. J'ai roupillé à deux reprises d'une durée plus ou moins longue. La première fois, je me suis réveillé tout seul, la deuxième fois, il m'a réveillé en me donnant un coup de coude dans les côtes en me disant "arrête, tu ronfles !" , ce qui a eu pour effet d'accentuer ma volonté de butter toute la salle. Je suis en colère, je sue à grosses gouttes, je suis mal, c'est un calvaire. Le plan C. Draguer le mec à ma droite. A ma droite le mec est taillé comme un bucheron canadien avec cet air antipathique des hétéros qui sont persuadés d'avoir un p'tit pédé à côté d'eux. Je pense ça car je suis totalement parano. Peut-être qu'il se fait chier autant que moi. Peut-être plus ? Qui sait ? J'essaye de tenter ma chance. Froler sa jambe, accorder nos respirations, laisser ma main baladeuse vivre sa vie de main baladeuse ... Rien à faire, le connard ne répond pas et j'aperçois sa machoire se durcir dans la pénombre. Pas cool. Après tout, il est peut-être captivé par le film ?
Et pourquoi pas moi ?
Mais merde, c'est joli ce film mais c'est nul. C'est creux, c'est chiant, rien ne passe, rien du tout. Même J.J. Beinex ferait mieux.
Le pire dans tout ça, c'est que j'ai vu tous ses films ! C'est beau l'amour non ?
On est ensuite allé dîner au Thaï Classic de la rue des Lombards, histoire de terminer la soirée en beauté. (heu... rien ne me fait plus plaisir d'ailleurs ...)

Sinon, hier, sur Arte, il y avait "the Party" de Blake Edwards (1968) avec Peter Sellers dans le rôle de l'acteur indien viré et invité par erreur dans la jet-set de Beverly Hills, dont j'avais plusieurs fois entendu parler sans jamais l'avoir vu.

voilà , un film à la hauteur de mes espérances. Drolissime à souhait. Que du bon. Du comique de situation façon C. Chaplin ou Buster Keaton à la "vraie critique sociale" d'une époque. Jj'ai vu l'évidence du film culte, le genre de film à posséder en DVD et dans tous les supports à venir de toute urgence.

Et déjà , Blake Edwards inventait les soirées mousses... en 1968 !

lundi 24 mai 2004

Cannes (palme d'Or)

Filer la palme d'Or à Michael Moore pour Fahrenheit 9/11, c'est comme filer la palme du meilleur dialogue au mime Marceau. C'est du grand n'importe quoi. T'inquiète pas, Karl Zero, t'auras bientôt le prix Pulitzer.

Décidément, d'année en année, le niveau baisse à Cannes.

lundi 8 mars 2004

Gerry

Gerry (Gus Van Sant) (2002) donc, hier, MK2 Beaubourg, 15h40.

gerry

Tourné juste avant Elephant, Gerry raconte l'histoire de deux jeunes hommes dont on ne sait que le prénom, Gerry et qui vont se perdre dans le désert californien près de la vallée de la mort, en voulant prendre un raccourci. On ne sait strictement rien sur eux. Sont-ils amis ? amants ? Pourquoi sont-ils là ? Que viennent-ils chercher ? On ne le saura jamais. Tout ce que le film donne à  voir, c'est deux hommes perdus dans le désert, sans eau, sans nourriture sans rien, chacun essayant d'imposer sa stratégie de survie à l'autre tout en ayant le pressentiment de la mort. C'est pas très prolixe en dialogues, ils ne se parlent pas beaucoup, mais sur le plan des sensations, c'est très fort. On va bouffer la poussière avec eux, on aura chaud, froid, soif, faim avec eux. On souffrira avec eux.

Le désert est magnifiquement filmé comme le lieu où, au choix, tout commence ou tout fini. Le montage donne l'impression qu'on est en temps réel. Les deux Gerry sont joués par Casey Affleck (frère de l'autre) et Matt Damon (ami de l'autre)

Autant le dire tout de suite, ceux qui ont détesté Elephant du même Gus Van Sant détesteront encore plus ce film. Pour les autres, je dirai que Gus Van Sant reste un des seuls auteurs américains capable de faire des films expérimentaux aussi sensibles, sensés que géniaux. Il y a tout dans ce film et bien plus encore...

Comme dirait John Waters "Ne couchez pas avec quelqu'un qui n'aime pas ce film ..."

mardi 27 janvier 2004

Lost in Translation

Janvier 2004.

Il était temps de changer de layout.

Il était temps aussi de faire figurer les petits carrés colorés de Soto dont j'avais vaguement parlé.

J'ai profité de cette belle journée d'hiver pour aller m'enfermer dans une salle de cinéma. Seul. Je n'aime pas aller au cinéma seul d'habitude. Maintenant, je n'ai plus vraiment le choix, Olivier vivant à Montpellier. J'avais hâte de voir "Lost in Translation" de Sofia Copolla pour plusieurs raisons. Pour elle, Bill Murray et l'histoire, une rencontre improbable entre un quinqua en crise et une jeune femme qui accompagne son jeune mari photographe. Ca se passe à Tokyo au Japon, aujourd'hui, le mégapole technologique qui ferait passer le quartier de la Défense pour une vulgaire ville de province. Ils sont dans le même hôtel. Ils n'arrivent pas à dormir à cause du décalage horaire. Ils vont vivre une histoire d'amour platonique. C'est très beau, très émouvant et ça m'a fait chialer.
Bill Murray, t'es le meilleur. Evidemment, je pourrais parler pendant des heures du drôle de cinéma auquel Sofia C. commence à nous habituer. Le drôle de rêve éveillé dans lequel elle nous convie. Malheureusement, je pense qu'il ne faut pas trop dévoiler ses impressions dans ce film justement d'impressions ... où il ne se passe grand chose. Laisser les gens découvrir ce petit bijou.

lundi 10 février 2003

Un couple épatant cavale après la vie

J'avais dit que j'avais été voir "un couple épatant" au début de l'année sur l'autre blog. Depuis, je suis parti en vacances, je suis rentré de vacances et je suis allé voir les deux autres films. "Cavale" et "après la vie".

Cette trilogie est originale à tous points de vue. Chaque film est indépendant des deux autres et en même temps, aucun ne va sans les deux autres.

Il y a trois films, trois histoires qui vont commencer au même moment dans des lieux différents et qui vont se finir, on imagine, au même moment dans des lieux différents. Chaque film raconte un moment de la vie de trois couples à Grenoble qui n'ont de liens entre eux que parce que les trois personnages femmes travaillent dans le même lycée en tant que professeur et sont même plutôt copines. Ainsi, une réalité différente va nous être proposée de film en film, selon que l'on épouse le point de vue de tel ou tel personnage, les scènes communes étant toutefois assez nombreuses dans les 3 films pour pouvoir se prêter à ce petit jeu. "A chacun sa vérité" disait Pirandello, la démonstration par a+b se trouve dans ce petit "chef d'oeuvre".

Il y a trois films, et il y a trois types de film. Dans l'ordre, on trouve la comédie, puis le polar et enfin le drame psycho.

La comédie "un couple épatant" est portée  par le couple Ornella Muti (tjs aussi sexe et excellente),François Morel.(excellent, sex pour certains/es). Ils forment un couple assez bourgeois, il est PDG d'une société de chaispuquoi dans l'aviation, elle est prof de chaispuquoi en Lycée. Il doit subir une opération, il est hypocondriaque et il s'imagine qu'il est atteint d'un mal incurable. Il va donc cacher la vérité à sa femme et comme il n'est pas très fufutte et pas super bon comédien non plus, sa femme va s'imaginer d'autres choses, au hasard qu'il la trompe et elle va décider de le faire suivre par un flic qui joue les détectives privés pour arrondir ses fins de mois. (Gilbert Melki).

Le polar "Cavale" est porté par le couple Catherine Frot (excellente, enfin éloignée de ses rôles de bourgeoises coincées) et d'un parfait inconnu qui doit être un théatreux et qui m'oblige à interrompre ce post pendant 5 minutes pour rechercher son nom sur google. [interruption]

ben croyez le ou  pas, j'ai pas trouvé qui c'est. [Mon truc sur les trois couples, tout ça, ça commence à craindre.]

Catherine Frot est prof dans le même lycée qu'Ornella, mariée à un type qui s'appelle Francis, on ignore tout de lui,  et même dans la vraie vie on ne sait même pas comment il s'appelle. Il y a aussi Lucas Belvaux, super sex, super tout, super excellent qui vient de s'évader de la prison dans laquelle il avait pris perpète pour des actions terroristes (remember AD). Il va chercher à reprendre contact avec Catherine Frot qui était révolutionnaire dans le même groupuscule que lui, alors que maintenant elle a refait sa vie avec monsieur on-sait-pas-qui-c'est et même eu un enfant avec lui. Evidemment le flic qui est chargé de retrouver le terroriste en "cavale" c'est  Gilbert Melki qui est flic quand il n'est pas occuppé à faire des planques pour arrondir ses fins de mois.

Le drame enfin est porté par le couple "Dominique Blanc/Gilbert Melki", elle, je me souviens, est prof d'anglais dans le même Lycée qu'Ornella et Catherine, lui est flic. Elle est morphinomane, il l'aime et passe donc l'éponge sur ses petits travers en lui ramenant sa dope quotidienne et beaucoup d'amour...

Trois films, donc, dans lesquels les personnages vont appréhender la réalité sous un angle différent : La réalité du couple de riches qui n'a rien d'autre à faire que de se créer ses petites peupeurs. La réalité du terroriste révolutionnaire qui croit encore à ses idéaux alors que la société a complètement été chamboulée et quelle ne croit plus à rien, encore moins en elle-même et enfin la réalité de la drogue.

J'ai adoré ces trois films qu'il faudrait voir dans l'ordre, de préférence, bien qu'ils soient indépendants les uns des autres.

mercredi 21 août 2002

L'auberge espagnole

L'auberge espagnole à l'UGC cité ciné les Halles à la séance de 14h45. Désert le ciné, jamais vu ça. Elles étaient toutes à Paris Plage ou quoi ?

On avait dit qu'on écrirait une petite bafouille sur l'Auberge espagnole de Cédric Klapisch. Personnellement, je ne suis pas fan du bonhomme et encore moins de Romain Duris, mais bon, il a eu mes faveurs, tant j'entendais du bien de ce film et par des gens en qui je pouvais avoir confiance. Quoique.
Ce monsieur s'est spécialisé dans la comédie sociale. Késaco ? C'est une comédie qui étudie les rapports entre deux ou trois segments de la société pour mettre en valeur des attitudes aussi banals que la tolérance, l'antiracisme etc... Les segments en question pourront être à loisir les jeunes, les vieux, les riches, les pauvres, les beaufs et les autres, les étrangers et les indigènes, parfois même autant de combinaisons possibles entre les différents terme cités.
Ici, c'est l'histoire du gars Xavier (Romain Duris), jeune minou de 25 ans qui a presque terminé ses études et qui va effectuer un DEA à Barcelone dans le cadre des échanges européens Erasmus. Et alors là , plus de maman, plus de copines, plus de repères, plus rien. Tout est à reconstruire. Evidemment, Xav va connaître des plans galères (très peu car c'est pas le but du film, hein ?), mais très vite, il va trouver une piaule dans la Maison du Bonheur genre le studio d' Union Libre mais sans la Christine Bravo. Tout plein d'étudiants/es comme lui mais anglais, italiens danois, allemand, belges, espagnols et j'en oublie peut-être. Apprenons à vivre ensemble, à baragouiner le même espéranto. Soyons européen et prenons le meilleur de tous. Ca se précise, hein, le concept de "comédie sociale". Alors bon, dit comme ça, on sent comme un mépris venant de moi et pourtant je vous assure que je n'ai pas boudé mon plaisir. Mais bon, les situations finalement sont toujours autant prévisibles et c'est dommage quand on en est à son 4ème ou 5ème film.
Ce qui m'a gonflé grave :
Cette façon de décrire une réalité industrielle et sociale façon film des seventies. Vous savez les plans accélérés sur une vue d'avion des autoroutes de la région parisienne. Ou les plans accélérés des fonctionnaires dans les administrations et ministères. C'est caricatural à souhait.
Audrey Tautou. Elle m'énerve, et c'est pas de sa faute.
J'ai bien aimé :
ben, tout le reste. L'histoire, les acteurs, Romain Duris, finalement pas si mal quand il se coupe les cheveux et rase son horrible bouc, carrément mignon dans certains profils.
J'ai kiffé grave.
Barcelone, cette ville est très vivante et très belle, c'est vrai.
Judith Godrèche. Sublime dans son rôle très romanesque de Anne So' sorte de Madame de Renal stendhalienne aux désirs enfuis très profondéments. Elle me faisait hurler de rire dès qu'elle ouvrait la bouche.
La fin du film. Mais bon, je ne m'étendrai pas.

Voilà , j'espère que j'aurai suscité en vous le désir de voir le film sans en dévoiler trop l'histoire.
Il se laisse bien voir, et sûrement, il se laissera bien revoir. Forcément.

(Je ne vous ai pas dit que maintant quand je regardais à la télé la Boum 1 avec Sophie Marceau, je chialais à la fin ? C'est dingue non ? Mais on en reparlera, de ces moments sublimes au cinéma, là c'est une seconde du film qui me fait chialer, moins d'une minute. Et là , croyez-moi Pinauteau, il l'a pas fait exprès.)

dimanche 16 juin 2002

A propos du cinéma

Notre société tend vers une IsabelleGiordanisation de la critique cinéma. C'est con mais c'est comme ça.
Le pire, c'est dans les diners entre amis. "allez voir ce film c'est "un vrai petit chef d'oeuvre" et/ou "un vrai régal" . On n'est pas fautif vous savez.
En général "petit chef d'oeuvre" ça veut dire qu'ils l'ont aimé mais que le film n'est sorti que dans deux salles à Paris. ou bien qu'il n'a pas coûté cher. Tout le monde connait le prix des films maintenant, c'est devenu presque un argument de vente...